...écrits...

...sans trop savoir pourquoi j'ai jeté un oeil sur cette page et j'y constaté que j'étais membre de de ce réseau social depuis 5 ans et quelques mois...les choses font leurs temps comme on dit...

..pour revenir sur le sujet du réseau social...ce que je donnes à lire chaque matin se retrouve sur la page "bloc-notes" de mon site web et pour le reste c'est comme écrit au crayon de plomb et effacé le soir venu....certains diront que question visibilité j'y perds... disons que c'est une question de point de vue et de mon point de vie... j'y gagne .... en invisibilité...et ce sans être absent...le contour d'une silhouette et mieux d'un souffle et des cadences de sa démarche étant selon moi ce qu'on appelle une présence...c'est comme la beauté qui est l'élégance avec laquelle on porte sa vie...

pour ce qui est du tape-à-l'oeil et du tape-cul... et de la poudre aux yeux je choisis celle de l'escampette...

de quelques pages presque blanche...

...ça deviendra peut-être un livre...cet objet fabriqué de feuilles de papier qu'on tient dans nos mains, qu'on observe longuement en silence, qu'on feuillette à peine du bout des doigts, de l'oeil et de notre salive et dont notre oreille a vaguement entendu des ouïe-dire....on en lit quelques lignes...ce sera pour un autrefois qui attend son tour...

extraits

...je tiens à redire que je ne suis pas écrivain mais écrivant d'occasions, de ces parfois qui nous viennent parce qu'on est en marche en allant vers notre quelque part et qu'on y croise en chemin des passants dont les bruissements de l'allure, le rythmes des pas, le voûté des épaules, le buriné des visages, nous chuchotent ce quelque chose d'innommé, leurs âmes.
Le coeur en sourdine qui crie à son corps défendant dont j'entends les instants.
Il m'en vient de même pour les bêtes, les pierres, les vents....

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on nous dit de ne pas bouger, de sourire...on regarde droit devant soi...quelqu'un qu'on ne voit pas ou plus....ou peu...soi...se perdre tout comme se trouver étant difficile...on se cherche et parfois on écrit et dessine en chemin...certains êtres nous aident et d'autres non...on en vient à se dire que l'inutile est de première nécessité...et de nos dix doigts on en fait quelque chose...qui flotte sur l'eau ou vole dans l'air...ce n'est pas de lui... c'est ce que la photo respirait et ce qu'elle m'a inspiré...un homme assis les doigts entremêlés les uns aux autres...un homme...ce mystère et ce miracle qui retient son souffle lorsqu'il pense une pensée, songe un songe... aussi éphémère que lui-même..et pourtant...

sur une photographie de....Erri De Luca....dont j'ai lu le livre "une tête de nuage" qu'un ami m'a offert en cadeau d'anniversaire il y à déjà et peine quelques mois...

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...le sépia de cette encre invisible du lait avec lequel on écrivait des messages secrets que la flamme d'une bougie ou d'un briquet faisait surgir dans le regard du destinataire qui tenait du bout des doigts la feuille de papier ligné qui s'enflamait sous ses yeux puis se volatilisait... éclaboussant le crépuscule...

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j'écris bref... comme le coeur me bat... comme le souffle me manque... comme quand je courais à ma perte...en sautant les clôtures...des fuseaux horaires de l'enfance de mes méridiens et de mes parallèles...mes longueurs d'avance sont déjà derrière moi...depuis ce longemps de mon commencement...

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