manuscrit autographe 
... ce n'est qu'avec les mystères et leurs ténèbres qu'adviennent les miracles et leurs lumières ... extrait du tapuscrit " je ne savais pas que je deviendrais un violoncelle "... 

j'écris bref… avec points de suspension… tout comme quand le coeur me bat ou me débat la chamade  comme quand le souffle me manque et qu’il me court après ou devant comme quand on saute à la corde comme lorsqu’on zigzague entre les flocons de neige ou les gouttes de pluie ou les rayons de soleil sur une planche de bois en descendant une rue ou à pieds nus sur une vague en remontant la pente dans la foule d’une des avenues du désert dans lequel je vis au long d'un bout de rue perpendicluaire à une autre en périphérie de la finitude ou seul dans le monacal surpeuplé de mon isolement

j'écris court... j'écris sans crier gare… sans prévenir et pas comme prévu tout comme j’ai toujours vécu… et surtout survécu…et survis encore… sur le coin du coeur… de ma vie….

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je crayonnes avec fautes d’ortographes à l’appui et myope avec et malgré dégénérescence maculaire à l’oeil doit et gauche à l’affût ... de l’invisible entre-apercût entre les creux dans les failles de mon temps qui passe de l’éternité comme des brins d’herbe entre les dalles des trottoirs d’un centre-ville comme les confettis d’éclats de refletts de rayons de soleil entre les empillements de cubes bétonnés d’espaces vide à louer en hauteur à défaut de grandeur ... mon infime vie de plus en plus mienne et vue de cet angle qui n’est pas celui de ma mort … mais bel et bien  celui de mon âme… s'écrit  ce récit de silences  

                                                  extraits du tapuscrit / 21 juin 2021 ...

je me poses de moins en moins sur les fils téléphoniques et les antennes émettrices des stations radio en raison du trop plein des interférences de toutes sortes…  ne me fies plus qu'aux branches en bois dur ou mou sur lesquelles et dans lesquelles je me reposes et aussi aux brises et aux vents ainsi qu'aux arc-en-ciels qui naissent après les pluies des averses d'un orage qui en catimini claudique en rentrant ni vu ni connu comme tout un chacun et tout le monde de plain-pied à pied-sec dans le bleu du ciel ... on essaie comme on peut d'être à la hauteur d'un solstice d'été ...

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extrait de la lettre de granite

didascalie /  dans le noir, on entend comme des coups frappés à une porte puis à une autre, puis à une autre, puis à une autre coup entendus comme variations de résonances dans un long couloir, d'un lieu sans dimensions puis, au bout d'un temps long de soixante secondes la lumière se fait sur l'espace scénique un homme s'y tient, debout "

lui:  

sous la chair chaude de la plante d'un pied nu posé sur de minuscules cataclysmes, d'infimes hécatombes d'infinitésimales catastrophes il est sur une île sur une île il est le diaphane du souffle du souffle de l'opaque de l'opaque de quelqu'un de quelqu'un en plein midi d'un jour jaune le souffle d'une soif sèche et seule aussi sèche et seule qu'il est possible pour une soif d'être sèche et seule et possible vivace et vacillante flamme anachronique et insolant la canicule transparence et translucidité ajoutant au désert tanguant sur ses bases de quatre segments de cul-de-sac d'un circulaire horizon aux crissements sourds et lents en glissements lents et lourds et inexorables sur les rails, de vieillottes de toiles de fond en couchers de soleils et levers de lunes desquamées d'humidité et d'alternances ad nauseam en porte-à-faux dans la fumée d'un far so far far Far West juxtaposée à la trame sonore s'égrenant grêle du piano d'une mauvaise copie d'un film muet au honky tonk du temps dans le gousset de soie de la veste du country-marshal-sheriff ses dissonants délires ses assonantes oasis l'abominable et l'atroce à portée de mais et à perte de vues toutes ces glaises et ces granites veinés de rose ou de vert toutes ces glaises et ces granites ta voix cette masse de terre grise sur moi, sous moi tout autour de moi ta voix la fosse l'abysse l'abîme de ta voix dans laquelle je chute et tombe en l'oeil morne du maelström de ta voix et de ma vie mon coeur oiseau éperdu au centre des chuintements et des crachins du silence d'une tonitruante tornade d'hétéroclites de toutes sortes de touts et de riens de rires et de réveille-matin et de long distance calls dont on accepte les faits et les frais

... textes publiés ...... /

le sans parole oiseau roux / pour lequel un prix m'a été remis par La Société des Poètes canadiens-français en 1969 si ma mémoire est bonne /

1999 une lettre de granite suivi de couleur : corail / aux éditions trait d'union dans la collection tabula rasa dirigé par feu François Shank

à ma connaissance il n'existe plus aucun exemplaire de cette édition, le livre ayant été piloné, par pur hasard j'en ai racheté dans une boutique de livres usagés sur la rue St-Denis à Mtl à très petit prix les 15 derniers exemplaires que j'ai par la suite offert en cadeau à diverses personnes / j'ai vu sur le web un exemplaire disponible dans une librairie de livres usagés de Londres

/ dans la revue moebius / un greyhound afghan

(texte d'abord rejeté puis paru dans un numéro thématique puis finalement publié cuvée 1999 et pour lequel j'ai été mis  en nomination pour le prix de la revue Moebius )

/ parution du texte "des jobines & des jours " " revue moebius"  

/ extrait du recueil non publié " les pluies " dans la revue " "Les soirs rouges "  bulletin de liaison de la Société des Écrivains de la Mauricie numéro 5 , novembre 2001... dans le volume 2, numéro 1, de janvier 2001 du dit bulletin compte rendu par Réjean Bonenfant de la soirée de lecture donnée au Zénob  le 17  janvier  2001 en présence de la romancière Louise Lacoursière, de la nouvelliste Judith Cowan et des poètes Paul Dallaire et Guy Marchamps

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j'ignorais alors que 20 ans plus loin je ferais lecture le 15 février 2021 de "Ode au Saint-Laurent" de Gatien Lapointe dans la librairie de " l'histoire sans fin " attenante au café " la p'tite brûlerie " dont le même Guy Marchamps est le propriétaire

Pour entendre Gatien Lapointe
TROIS-RIVIÈRES — Le nom de Michel Forgues ne fait peut-être pas sonner immédiatement une cloche dans la tête de tous mais l’homme de théâtre a derrière lui une longue carrière à Montréal. Après 45 ans, fatigué peut-être du rythme de la métropole québécoise, il a choisi de rentrer au bercail, dans sa…