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...l'une des plus grandes et séduisantes tentations de la littérature est celle d'écrire...en plus de la patience le silence a l'oreille fine et chez moi au moindre mouvement des doigts ou des lèvres la phrase détale et s'enfuit à folle allure… et ma belle épouvante, froissée est mise au panier… plus que sotto voce c’est bocca chiusa, en apnée que je parviens à écrire et encore là je ne fais que transcrire la plongée et raconte une fois revenu en surface la nacre de ce quelque chose qu’on nomme un souffle…

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...précarité du vol...et tout autant précarité que d'être perché sur une branche...confiance de l'oiseau...

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...je n'ai jamais entendu l'aurore rugir et l'aube ne fait aucun bruit... c'est sur la pointe de ses pieds nus que le jour se lève et que vers l'étang s'avancent les bêtes dont je suis pour étancher leurs soifs et apaiser leurs nécessités de lumière après l’obscurité terrible de la nuit...

...je ne savais pas que je deviendrais un violoncelle...